L’océan ne connaît pas de frontières. Les baleines, les requins ou les tortues protégés dans le sanctuaire marin polynésien migrent bien au-delà de la Zone Économique Exclusive. Une fois sortis de ces eaux, ils peuvent être exposés à la pêche industrielle ou à l’exploitation des fonds marins.
Protéger l’océan implique donc d’agir au-delà des limites nationales. C’est tout l’enjeu du traité BBNJ (Biodiversity Beyond National Jurisdiction), dit traité sur la haute mer, entré en vigueur le 17 janvier 2026 après la ratification de plus de 80 États. Cet accord international historique permet notamment de créer des Aires Marines Protégées dans les eaux internationales.
Il ouvre la voie à la mise en place d’un véritable corridor écologique, une « ceinture bleue du Pacifique », assurant une continuité de protection pour les espèces migratrices.
Adopté pour renforcer la gouvernance des espaces maritimes situés au-delà des juridictions nationales, le BBNJ marque une étape majeure dans la coopération océanique mondiale.
Par son ampleur, près de 5 millions de km², par sa gouvernance partagée et par la clarté de ses objectifs de conservation, Tainui Atea constitue ainsi un appui concret pour la mise en œuvre des principes du BBNJ dans le Pacifique.
Au-delà d’un simple zonage maritime, cette Aire Marine Protégée incarne une vision : celle d’une relation profonde entre le peuple polynésien et son environnement océanique. Son modèle, articulant cadre juridique moderne et savoirs traditionnels, positionne Tahiti Et Ses Îles comme une référence régionale en matière de gouvernance océanique intégrée.